Saint-Lô : portrait d’une Lolita passionnée de danse

> SAINT-LÔ/ Portrait de la danseuse Lolita Espin Anadon. Elle vient d’installer le siège de sa compagnie - Ecorpsabulle - au théâtre de la ville.

Dernière mise à jour : 04/03/2013 à 18:14

Lolita Ecorpsabulle dans sa dernière création : Zone d'appui provisoire. Photo : Alain Malfilâtre.
Lolita Espin Anadon dans sa dernière création : Zone d'appui provisoire. Photo : Alain Malfilâtre.

Originaire de Caen, Lolita Espin Anadon danse depuis l’âge de trois ans. « Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé danser. Comme je ne venais pas d’un milieu particulièrement aisé, j’ai fréquenté les associations et les MJC plutôt que les écoles privées », confie la jeune femme qui vient d’installer le siège de sa compagnie – Ecorpsabulle – au théâtre de Saint-Lô. Lolita suit des études de danse classique et de danse contemporaine, « le parcours normal ».

Philo-danse

A 18 ans, elle s’inscrit en fac de philo. « Pendant ces deux années d’étude, j’ai commencé à donner des cours de danse. Dès la seconde en fait, on m’a demandé d’effectuer des remplacements lorsque la prof n’était pas là. Cet aspect me plaît bien, j’aime transmettre et partager mon goût pour la danse. »

Danse-contact

Après son Deug de philo, l’étudiante s’envole à Poitiers pour suivre des cours au Centre d’études supérieures musique et danse de Poitou-Charentes. C’est là qu’elle découvre la pratique du contact-improvisation (danser avec l’autre) : « Je suis emballée par cette manière de danser : elle est en réaction, en contact avec l’autre. C’est profondément humain et cela offre énormément de possibilités. On danse en s’appuyant sur l’autre, on se dépose, on porte. Cela a à voir avec la notion de gravité, le rapport entre le haut et le bas, la chute. »
Après Poitiers, la jeune femme installe sa compagnie dans le Sud-Manche et passe à l’écriture de pièces (elle en a écrit huit à ce jour). L’une d’entre elles – Entrefilet – a déjà été jouée 130 fois, un succès.

Une danseuse atypique

La jeune femme se décrit comme une danseuse atypique : « D’habitude, les danseurs sont plutôt des taiseux, moi je suis très bavarde. D’habitude, la danse évolue dans un cercle relativement intime, moi j’aime l’ouvrir en allant danser dans des hôpitaux ou dans des écoles ».
Pour la danseuse, « la notion d’engagement physique est très importante. Comme le fait de travailler avec des artistes d’autres disciplines. Ces deux choses me caractérisent. «
En installant sa compagnie à Saint-Lô – dans un département qui, à part Cherbourg, n’accueille pas de compagnie de danse, Lolita est confiante : “J’ai l’impression qu’il y a des choses à faire dans cette ville”. On le pense aussi !
Hélène Perraudeau

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